J'ai perdu la confiance de ces hommes. Quels qu'ils soient, du plus doux au
plus maladroit. J'me sens éclatée de l'intérieur, le coeur en vrac, les yeux innondés, les joues brûlées...je m'envole ailleurs. Je m'prends des claques, des belles et des biens dures, laissant des marques, qui me rappellent délicatement ces trahisons et ces incorrigeables pulsions. J'ai plus confiance en [lui]. J'vous jure que j'ai peur, parce que je réalise qu'il se fou de moi, qu'[ils] se sont fouttu de moi.Jouer pour dominer, dominer pour se sentir maître. T'as oublié que je t'appartenais pas, garde ta pitité et j'me branlerai de ma fierté. Je me pensais au dessus de tout ça, insousciante, et me disant qu'on me laisserait pas. Ce que j'avais oublié, c'est que la vie m'a pas choisie reine de l'année.
Bien au contraire, j'suis la boufonne, la salope élue par la société. Peut être qu'un jour pris de folie, vous m'rendrez ma couronne, la poserez sur mes cheveux...
J'me sens trahi par ce genre de chose masculine, imcompréhensible...
Cette confiance, cette possession, cette complicité, cette routine, cette délicatesse, ces rires, ces pleures, ces nuits magiques, ces souffles, ces draps froissés, cette baise ... tout m'est de nouveau perdu, ou plutôt tout m'a été faux, trompé.
Détraquée, ouai détraquée par [eux], hantée par cette sensibilité...

